Système modal

La musique est utilisée en Occident depuis le IVème siècle comme "moyen mnémotechnique" pour retenir les textes sacrés. Les chants grégoriens en sont un parfait exemple.

Guido D'Arezzo, un moine italien ayant vécu au Moyen-Âge, constate qu'on ne peut s'appuyer que sur la mémoire des professeurs de musique pour transmettre les morceaux à leurs élèves, alors que les professeurs ont eux-mêmes appris ces morceaux en les écoutant. Il établit alors un système de portées, mais ce qui nous intéresse ici, c'est qu'il nomme les notes. En 1028, il utilise les premières syllabes d'un hymne à Saint jean Baptiste pour les nommer.

 

«UT queant laxis / Pour que puissent
«REsonare fibris / résonner des cordes
«MIra gestorum / détendues de nos lèvres
«FAmili tuorum, / les merveilles de tes actions,
«SOLve polluti / ôte le péché,
«LAbii reatum, / de ton impur serviteur,
«Sancte Iohannes. / ô Saint Jean. 

 

On a les notes Ut, Ré, Mi, Fa, Sol, La, et Si formée avec les deux derniers mots. Au XVIIème siècle, la note Ut sera remplacée par Do, pour des raison de prononciation dans les chants.

 

Bien que Pythagore et ses disciples, dont nous allons parler d'ici peu, ne connaissaient pas le nom de ces notes, pour des raison de praticité nous allons les nommer comme elles le sont actuellement.

 

Nous allons maintenant étudier la gamme pythagoricienne, fondée sur un rappport simple : la quinte.

 

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